Villa cordonnier

Il a signé une vingtaine de villas dans la station dont certaines ont survécu aux affres de la guerre... Louis-Marie Cordonnier, illustre architecte,

Hardelot sans ses célèbres villas ne serait pas Hardelot ! Dans la forêt ou en coeur de ville, elles incarnent l'élégance de la station mais au-delà, elles racontent des histoires... En 1905, John Whitley, propriétaire du château d'Hardelot depuis 1897, tombe amoureux du site. Il fait l'acquisition de 500 hectares de garrigues autour de son domaine, fait planter des oyats pour fixer les dunes et crée un parcours de golf qui débute du haut d'une des tours de son château ! L'homme d'affaires a une chose en tête : faire d’Hardelot la nouvelle station balnéaire à la mode et le centre mondain des sports...

La naissance d'une station

John Whitley voit les choses en grand. Il s'entoure du célèbre architecte Louis-Marie Cordonnier, à qui il confie l'urbanisme de la station. A partir de 1908, Louis-Marie Cordonnier s'attelle à la construction de vastes et singulières villas. Parmi elles, celle en 1911 de Louis Blériot, le premier homme à avoir traversé la Manche en avion. L'illustre aviateur fait construire sur la digue, l'Escopette, une gigantesque demeure qui ne compte pas moins de 32 chambres ! Elle sera détruite comme bon nombre de ses consoeurs pendant la Seconde Guerre mondiale.

Musée à ciel ouvert

Huit villas survivent aux bombardements et témoignent encore aujourd'hui du faste de l'époque. Il faut se rendre sur la Place Louis-Marie Cordonnier pour admirer tout le talent de l'architecte. Les Beaux Jours, le Bon Gîte, La Vie à la Campagne, l'Hurtebise... Toutes dominent fièrement la place historique et semblent défier le temps qui passe. A la fois robustes et pleines de coquetterie, elles arborent le style anglo-normand dans tout ce qu'il a de plus beau et de poétique. Boiseries, encorbellements et frises uniques... On ne se lasse pas d'en admirer les détails. Tout autour de la place, comme pour nous rappeler l'ADN de la station, ces pittoresques cottages nous plongent dans une époque révolue mais dont on sent encore la frénésie. Un joli voyage.